Le corps

La dimension du corps,

ma vie physique

Le corps est la dimension physique de la vie

Dieu est le créateur du corps humain, la dimension physique est voulue de l'Etre éternel, "Celui qui est", la dimension physique fait partie au même titre que l'âme et que l'esprit de la vie terrestre et de la vie éternelle.

Le corps tel que nous le connaissons aujourd'hui est perfectible et corruptible. C'est pourquoi nous expérimentons la maladie, le vieillissement et la mort. Pourtant la vie ne s'arrête pas là, Dieu a prévu la résurrection de l'être humain dans son entier, esprit, âme et corps. Après la résurrection nous aurons un corps céleste, spirituel certes, mais un corps quand-même. (Cf. 1Co 15.35-49)

Dieu est donc  à l'origine de notre corps. Il a désiré cette dimension de la vie, il la respecte et l'aime. Il a le pouvoir d'y apporter la guérison et la restauration dans notre présent actuel. Dès que nous avons reçu le salut de Dieu, notre corps devient le temple de sa présence spirituelle (cf. 1Co 6.19). Nous lui appartenons et il veut prendre soin de nous et de notre vie physique (cf. Mt 6.25-34 ).

La conscience de l'espace...

L'espace contient le temps, et le temps la relation. Dieu crée le monde pour y placer l'Homme, son oeuvre. Nous avons été créé à son image, comme vis-à-vis, afin d'avoir une relation avec chacun de nous. Le monde que nous connaissons est cyclique, le soleil rythme nos journées, la lune rythme nos mois (lunaires). La parole inspirée nous précise que Dieu à désirer cette dimension de l'espace et du temps (Gen 1.14-19).

Dieu ne nous a pas laisser sans but. Le premier but qu'il nous donne est de coloniser la  Terre et de la gouverner (Gen 1.27-28). Ce qui nous prédispose à une activité d'explorateurs et d'entrepreneurs. Notre corps contient toutes les dispositions pour mener à bien ces tâches et en l'entrainant ses capacités se développent.

Moi et mon corps...

La vie physique est voulue de Dieu, de notre créateur, il est important que cette dimension de la vie soit associée aux dimensions de l'âme et de l'esprit. Sans une association étroite de ces trois dimensions un "vide" existentiel va s'installer dans nos vies. En effet, l'âme, qui est l'être intérieur, habite le corps. Nous avons également vu plus haut que le corps de ceux qui ont accepté le salut de Dieu est le temple de l'Esprit de Dieu.

Certains sentiments peuvent se ressentir lors d'une dissociation des dimensions de la vie. Par exemple, "être mal dans sa peau", c'est le fait de ne pas se sentir à l'aise dans son corps, dans sa peau. Ce sentiment apparait lorsque la dimension corporelle de la vie est négligée. Nous pouvons également ressentir le "mal être", c'est le fait que nous avons négliger notre être intérieur. Notre corps est en forme, l'être qui y habite a mal. En général, ces sentiments, ces ressenties ne trompent pas, il est important de les écouters et d'y porter une attention particulière. Surtout que le fait d'être mal dans sa peau ou dans son être est synonyme d'handicap pour un bon développement de notre vie.

Le Corps : Bien plus qu’une machine, le Temple de la Présence

Dans notre société moderne, le corps est souvent traité comme une machine que l'on doit optimiser, réparer ou pousser à la performance. Pourtant, dans le projet initial du Créateur, le corps possède une dignité technologique et spirituelle unique. Pour comprendre sa véritable fonction, il faut revenir aux plans d'origine (Genèse 1 et 2) et observer l'infrastructure de sa restauration (Paul, Nouveau Testament).

1. La « Technologie » d'Origine : Le Mystère de Basar(בָּשָׂר) et du Gan(גַּן)

Dans la Genèse, le corps n'est pas une simple enveloppe jetable. L'hébreu biblique utilise le mot Basar(souvent traduit par « chair » ou « corps ») pour désigner notre réalité physique. En observant les récits de la création (Gn 1 et 2), on découvre les secrets de sa fabrication :

  • Une technologie de l'incarnation (Gn 2.7) :Dieu façonne l'homme de la poussière du sol (Adama) avant d'insuffler son haleine de vie (Neshama). Le corps (Basar) est le lieu de rencontre unique entre le monde d'en haut et le monde d'en bas. Sans ce corps, l'Esprit n'a pas de point d'ancrage sur la Terre.

  • Le Corps comme Gan(גַּן) — L'enclos des limites protectrices (Gn 2.8-15) :En Genèse 2, Dieu place l'homme dans le Jardin d'Éden. En hébreu, le mot pour jardin est Gan, une racine qui signifie « couvrir, entourer, protéger ou défendre ». L'Éden n'était pas un espace infini et sauvage, mais un enclos délimité, une « protection de plaisir » et d'abondance où la vie était gardée en sécurité. Votre corps est le premier Ganque Dieu vous a confié. Sa structure physique, à commencer par votre peau, est une frontière sacrée. Il a été conçu avec des limites intrinsèques (sommeil, repos, finitude). L'Arbre de la Connaissance au centre du jardin rappelait déjà cette frontière : la vraie liberté n'existe pas dans l'absence de limites, mais à l'intérieur de structures bien définies. Notre tâche est de cultiver(abad) et de garder(shamar) ce jardin. Garder son corps, c'est monter la garde autour de ses limites énergétiques et dire non à l'épuisement.

  • La racine de la bonne nouvelle :En hébreu, la racine du mot Basar(B-S-R) est exactement la même que celle du verbe Basser, qui signifie « annoncer une bonne nouvelle »(l'Évangile). Votre corps, dans sa physicalité même, a été conçu pour être le messager, le haut-parleur d'une réalité divine. Prendre soin de son corps (endurance, souplesse, respect), c'est honorer le support de la Bonne Nouvelle.

  • La vulnérabilité protectrice (Gn 2.24) :Devenir « une seule chair » (Basar echad). Le corps est l'interface qui nous permet de nous connecter à l'autre. C'est dans notre fragilité physique, notre incomplétude, que se révèle le besoin de l'autre et du repos du Père.


Illustration d'Adam en Eden enseigé par le Fils

2. L’Infrastructure de la Régénération chez Paul

Après la chute, ce corps est devenu lourd, anxieux, soumis à la dégradation (la poussière qui retourne à la poussière). L'apôtre Paul, dans le Nouveau Testament, ne propose pas de fuir le corps par une gnose abstraite, mais décrit une véritable infrastructure de régénération.

  • Le Parvis du Temple (1 Co 6.19) :« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit ? »Paul calque l'être humain sur l'architecture du Tabernacle. Le corps correspond au Parvis extérieur. Si le Lieu Très Saint (l'Esprit) est habité par la Source, le Parvis (le Corps) doit refléter cette sainteté et cette paix. Le corps est le traducteur visible de la vie invisible de l'Esprit.

  • L'intégration du système (Rm 12.1) :Paul exhorte à offrir nos corps comme « un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu ». La régénération chrétienne n'est pas une expérience purement mentale. Elle passe par la reconnexion de nos membres, de nos muscles et de notre souffle à la volonté divine.

  • Le Pare-feu contre l'épuisement (Rm 8.11) :Paul explique que l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts « rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous ». C'est ici que réside notre « manne-énergie » : une vitalité profonde qui vient irriguer nos cellules physiques pour nous redonner de la force face à l'épuisement du monde moderne.


Illustration de l'Homme qui vient boire à la source de l'Esprit divin qui apporte la vie perdue d'Eden